Le Monastère de la Grande Chartreuse

          Voir une promenade automnale jusqu'au monastère de la grande Chartreuse par la route du Guiers Mort 

                    

                                                           photo prise sur le pont Saint Bruno

   Massif mouvementé, paradis des randonneurs, la Chartreuse n’est que succession de plis et crêtes presque parallèles, gorges étroites et profondes, falaises et escarpements rocheux, grottes et cheminées pittoresques, failles gigantesques et vallées profondes aux multiples villages.   

 Départ à pieds en partant du pont Saint  Bruno (route entre Saint Lorent-Dupont et Saint Piere de Charteuse) pour emprunter l'ancien chemin du monastère qui longe le Guiers Mort ( la route Saint Pierre de Chartreuse étant fermée pour cause de travaux). 

Delà,  je descends pour passer sur le pont Pairant pour emprunter le chemin qui longe Guiers Mort en direction de Saint Pierre de Charteuse (voir photos ci-dessous)  

                                

                                                    Le Pont Pairant

Saint-Pierre-de-Chartreuse, capitale du Massif, existait bien avant l’arrivée de Saint-Bruno en 1084. A cette date, Carturissium était le hameau principal d’une paroisse de 107 foyers. C’est à sa situation, au centre même des montagnes de Chartreuse et de l’amphithéâtre naturel formé par le bassin intérieur du massif, que Saint-Pierre-de-Chartreuse doit d’être devenu un centre d’excursions réputé dès le siècle dernier. Au début du XXe siècle, les deux sites français les plus prisés des touristes étaient la Mer de Glace, à Chamonix, et la Chartreuse. La commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse est, depuis fort longtemps, la plaque tournante de toutes les routes traversant le massif : la route de Grenoble par le Col de Porte et le Sappey, la route de Chambéry, par le Col du Cucheron et Saint-Pierre-d’Entremont, la route de Saint-Laurent-du-Pont par les gorges du Guiers-Mort. 

                              

        Le pic de l'oeillette                  Le Guers Mort           Les gorges abruptes du Guiers M

La Chartreuse est sans conteste l'un des plus beaux massifs du Dauphiné... Ne serait-ce que par la variété de ses paysages, faits de charme et de mystère...

 Historiquement, ce territoire appartenait aux comtes de Viennois ; Rodolphe, le dernier d’entre eux fils : Hubert II aux mains blanches et Guigues VI le vieux. Le Guiers Vif devenant la frontière, la partie au nord revint à la Maison de Savoie, tandis que l’autre partie, la plus vaste, restait dauphinoise. L’agglomération de Saint-Pierre-d’Entremont, avec ses deux communes, l’une en Isère, l’autre en Savoie, semble être restée le symbole de ce partage.

  

                                  

                                              Les moutons des Chartreux  pris sur la petite route piétonne entre le musé et le monastère   

  L’une des plus belles voies d’accès au Massif est celle du Désert, zone de silence et de recueillement, que protégeaient autrefois deux portes, dont celle de Fourvoirie construite en 1715. Sous le pont de l’usine de Fourvoirie, dont le parapet porte gravée la date de 1753, on aperçoit le petit pont que le comte de Savoie fit construire, au XIIIe siècle, sur la frontière entre Savoie et Dauphiné.

 Ici, le progrès a fait une irruption fracassante avec la mise en service, en décembre 1995, sur la rive gauche du Guiers, d’un tunnel dont l’entrée fait face aux bâtiments de l’ancienne distillerie des Chartreux ; distillerie détruite par un imposant glissement de terrain en novembre 1935.

  Depuis 1936, c’est à Voiron, aux Caves de la Chartreuse, qu’est distillée la célèbre liqueur aux 130 plantes ; liqueur qui porte le nom d’un ordre vieux de plus de neuf siècles et d’un merveilleux massif… 

 

 

  Arrivée à la  Correrie (musée de la Grande Charteuse) 

                           

  Les bâtiments de la Correrie à 2 km du monastère tiennent une place importante dans le patrimoine cartusien. Le musée qu'elle abrite depuis 1957 a permis aux moines de retrouver paix et silence. Expulsés de leur monastère en 1903, les Chartreux en reprennent possession en 1940. Mais les touristes avaient pris l'habitude de se promener jusque sous les murs du monastère. Pour retrouver le silence qui leur est indispensable, tout en répondant à la demande du public qui cherche à connaître la vie cartusienne, les moines décident de la création du musée.

 

                                     

                                                                                   Le musé du monastère, La Correrie

Situé dans la partie la plus spectaculaire du
Massif de la Chartreuse, à 25 Km de la Fagotière ce bâtiment du 12° siècle, a fait partie du monastère de la Grande-Chartreuse.
Demeure des frères chartreux du 12° au 17° siècle. 

Rénovée dans son état d'origine, la Correrie
vous fera entrer dans l'univers de silence et de solitude du Chartreux. 
En cheminant de l'Eglise au cloître, en traversant une cellule de moine, vous découvrirez la vie telle qu'elle est vécue à l'intérieur
du monastère. 

 On peut faire le Grand Som en montant sur ces  arêtes en partant du musé, mais attention il faut avoir quelques connaissance  de la montagnes. Photo prise après avoir quitté le musé en direction du monastère à deux kilomètres à pieds du musé

                                    

  L’une des plus belles voies d’accès au Massif est celle du Désert, zone de silence et de recueillement, que protégeaient autrefois deux portes, dont celle de Fourvoirie construite en 1715. Sous le pont de l’usine de Fourvoirie, dont le parapet porte gravée la date de 1753, on aperçoit le petit pont que le comte de Savoie fit construire, au XIIIe siècle, sur la frontière entre Savoie et Dauphiné.

            

 Le massif doit sa célébrité évidemment au Monastère de la Grande Chartreuse, berceau d’un ordre au rayonnement mondial dont la devise est, à elle seule, tout un symbole : la croix demeure stable, tandis que le monde roule. L’emblème des Chartreux, créé en 1233 par le Révérend Père Dom Martin, consiste en un globe, surmonté de la croix, au-dessus de laquelle sept étoiles représentent Bruno et ses compagnons, venus en Chartreuse, en 1084, pour fonder un ordre religieux sur un domaine octroyé par Hugues, évêque de Grenoble.  

Fondé en 1084, l'Ordre des Chartreux est actuellement l'un des ordres très anciens de la Chrétienté. C'est Bruno, né à Cologne vers 1030, qui est à son origine.
 Professeur très estimé de l'école-cathédrale de Reims, à laquelle il donna une renommée européenne, il est au sommet de cette célébrité, quand il décide de suivre ce qu'il considère comme sa véritable vocation: quitter le monde et les honneurs afin de vivre pour Dieu seul et "embrasser la vie monastique." 

Avec six amis et après plusieurs essais qui ne le satisfont pas, il vient à Grenoble, attiré par la réputation du jeune évêque réformateur, Hugues. Or celui-ci a vu en songe Dieu qui construisait pour sa gloire une demeure au cœur d'une montagne appelée "Chartreuse", lieu si peu habité qu'il est surnommé "le désert"; sept étoiles lui en indiquaient le chemin.

 

  Voyant en l'arrivée de Bruno et de ses six amis la réponse de la Providence à ce rêve mystérieux, c'est là qu'il conduit ses visiteurs. Nous sommes en juin 1084 et Bruno reconnaît dans cet endroit solitaire le lieu qu'il recherche.

Des cellules de bois sont rapidement construites, une galerie les reliant à une chapelle et à quelques bâtiments destinés à la vie communautaire, car, pense Bruno, il est nécessaire d'associer à la rigueur d'une vie solitaire un élément important de vie fraternelle et donc communautaire. C'est cette association qui fera la principale originalité de l'ordre des Chartreux, qui naît ainsi.

                                  L'enceinte du monastère                                

Au bout de six ans de vie en chartreuse, rattrapé par sa renommée Bruno est appelé par le Pape Urbain II, l'un de ses anciens élèves de Reims, pour l'appuyer de ses conseils.
     Le Pape ne le retient pas longtemps à la cour pontificale et, conscient de la vocation profonde de Bruno, lui accorde de créer un nouvel ermitage de silence et de solitude en Calabre, où il se retire et meurt le 6 octobre 1101.

                      

Aucune règle de l'ordre n'est alors écrite : on suit les coutumes que Bruno et ses amis ont simplement instaurées. C'est Guigues, cinquième prieur de l'ordre, qui entreprend de les rédiger vers 1125.
     En effet, d'autres ermitages de "Chartreux" ont été fondés et il est nécessaire de fixer par écrit le fruit des inspirations de Bruno.

Toitures couvertes d'escendoles, encore présentes en Chartreuse.  (Tuiles en bardeaux de bois fendu à la main dans le sens de la fibre) 

La scirie du monastère de la grande Charteuse est toute en bois (voir la aussi sa toiture en essendoles)

  Actuellement l'ensemble des 24 monastères qui font rayonner l'esprit chartreux, observent les Statuts de l'Ordre Cartusien promulgués en 1989 après la mise au point demandée par le Concile Vatican II d'abord, par la promulgation du nouveau Code de Droit Canonique ensuite, de manière à préserver le grand idéal de Bruno dans le monde d'aujourd'hui. 

  

 

Sur cette photo on voie les tois types de couvertures présent au monastère de la Grande Charteuse bardo de bois au premier plan(qu'on appelle essendoles en Chartreuse), puis au dexième plan à gauche, les tuiles de terres cuites en formes d'écailles, mais il est en grande majorité recouvert d'ardoises comme on peut le voir ici.    

Le grand Cloitre long de 215 mètres

              

 

 Sur cette photo d'ensemble on apercoit très bien les cellules des Père Chartreux à gauche et le grand cloitre devant celle-ci

Fichier:La Grande Chartreuse.JPG

 

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